30 October 2008

20- Faire Son Propre Bas de Ligne

voici un article que j'ai traduit pour mon ami Thomas Züllich sur les bas de lignes.
'TeaZey' passe son temps non seulement à raccorder des bouts de nylon mais aussi à construire de très belles mouches-
http://www.danica.com/flytier/tzuellich/tzuellich.htm
et à taper sur un tambour...
je vous invite à visiter son site qui est sur la liste des liens/links à droite.


FAIRE SON PROPRE BAS DE LIGNE
du 24.10.2005

par Thomas Züllich
traduit de l'anglais par Marc Fauvet

En termes générales de pêche, le bas de ligne est ce qui relit l'hameçon à la ligne principale. Ce bas de ligne est en général plus fin que la ligne principale. Divers sortes sont utilisés, du monofilament parallèle pour les pêches à l'appât, du fil en fer pour le brochet ou autres poissons à dents, de 'shock-tippets' de gros diamètres qui protègent la ligne dû à l'abrasion des poissons de mer- et le soit-disant bas de ligne fuselé pour la pêche à la mouche.

C'est tout. il y à plus grand chose à dire à ce sujet, non ? Et bien, si c'était si simple je pense que vous ne serez pas à lire ce site.

Présenter la mouche à un poisson (ou plus simplement de lancer un hameçon avec quelques plumes attachées dessus) est une affaire assez complexe, qui ne devrait pas être sous-estimée.
Abordons le premier problème, le poisson qui se nourrit dans la rivière. Mr. Poisson se nourrit en regardant vers l'amont. Il attrape une bouchée quand le 'grand tapis roulant' qui est la rivière lui amène quelque chose à manger de l'amont, que se soit sur ou sous l'eau. Donc le poisson regarde vers l'amont pratiquement toute la journée.
C'est une vie assez ennuyeuse. Mais bon, ils ne le savent pas... Cependant, d'être dans cette position pour de longues périodes leur imprime dans leurs petits cerveaux de poissons une reconnaissance approfondie de motifs biens définis. Par exemple, le poisson n'as jamais vu un sillage derrière une éphémère, alors vous, (le pêcheur malin) devez empêcher ceci d'arriver. Ca parait simple. Présenter une mouche sans ce sillon s'appelle une dérive naturelle. D'accord, il y à d'autres formes de présentation, par exemple les sedge qu'on drague ou le poissonet qui s'échappe en l'animent et d'autres encore mais un contrôle du leurre est nécessaire quelque soit l'imitation et sa méthode.

Je pense que vous commencez à voir mon point de vu. Continuons à examiner le dérive naturelle. Le draguage ( le tout petit sillon) est le résultat d'une ligne tendue. Par conséquent, il doit y avoir do mou dans la ligne entre vous et la mouche. L'astuce est d'avoir juste assez de mou pour éviter le draguage, mais pas trop pour pouvoir rester en contact et ferrer le poisson. Le courant ne facilite pas la chose.

En gros, voilas le problème. Plus votre présentation sera naturelle à la vue du poisson, plus vous en attraperez , particulièrement les poissons sauvages.
Dans le système Il y à une ligne à mouche, une canne au fuseau adapté à celle-ci et au bout de ceux-là, un bas de ligne y est attaché.
Pour lancer ce système on utiliseras des gestes subtiles et non la force, manipulant la canne de manière à former une boucle. Cette boucle va très vite, même en utilisant le moins de force possible. Cette puissance doit s'épuiser pour que la mouche puisse se poser avec une élégance naturelle. Plus nous parviendrons à reproduire cette élégance, plus nous attraperons de poissons.

Une mouche sèche posée délicatement aura tendance à mieux flotter. Ceci vous permet d'utiliser des profils de mouches plus minces et naturels. Il sera de même pour les nymphes qui se poseront exactement où vous avez choisi. Quand vous pouvez poser une nymphe avec assez de mou dans le bas de ligne elle pourra mieux couler sans avoir les contraintes de la ligne. Ces mouches nécessiteront moins ou pas de lestage.
Les bas de lignes peuvent être en monobrin fuselé, torsadés, tressés ou à noeuds. Tous ont leurs avantages et inconvénients. A mon avis, celui à noeuds est préférable pour le type de pêche décrit ci-dessus. Alors j'ai longuement réfléchi à ce genre de bas de ligne. Mon tout premier livre de Pêche à la mouche était "A fly fishers life" ("Une vie de pêcheur à la mouche") par Charles C. Ritz - ASIN: B0007EI4CU qui avait quelques informations sur les bas de lignes à noeuds. Comme c'était "un vieux livre" je souriais avec arrogance et continuais à jeter par la fenêtre mon argent durement gagné à toutes ces choses fantastiques que "l'industrie" nous offre. Vous pouvez deviner la suite. Ca ne marchait jamais très bien. A travers divers contacts avec d'autres pêcheurs et aussi sur le "net" j'ai fréquemment rencontré des gens qui prônaient l'utilisation des bas de ligne à noeuds faits main.

Alors je suis allé retrouver mon premier livre pour y retrouver les formules détaillées des bas de lignes à noeuds. Charles C. Ritz y décrit les trois parties principales d'un bas de ligne.
1. transmission d'énergie - 60% de la longueur totale du bas de ligne
2. fuseau - 20% de la longueur totale du bas de ligne
3. pointe - 20% de la longueur totale du bas de ligne

La longueur totale des bas de lignes dans son livre n'excédaient rarement les 2,90 m. Je pense que c'était dû au cannes plus courtes et à leurs actions différents de cet époque.
Par d'autres sources j'ai entendu dire qu'un bas de ligne devait correspondre a 1.5 celle de la canne. D'autres encore recommandaient cette longueur alors j'ai essayé et expérimenté la formule de Ritz 60/20/20 dans cette longueur et les résultats étaient plus que positifs. Cette formule marche pour mes amis de la Laponie jusqu'au Nevada, c'est pourquoi je le partage avec vous ici.



Pour ce qui est de la technique, les monobrins de nylon sont reliés par un noeud blood, nommés après son créateur Mr. Blood. Ces noeuds sont idéaux car ils donnent une connexion parfaitement droite sans plis ni torsades. J'utilise principalement les fils Stroft GTM, mais le choix est à vous. Vous pouvez même essayer le fluorocarbone. Cependant, je n'ai expérimenté qu'avec les fils Stroft GTM, mais étant donné que les matériaux différents auront une souplesse différente, vous aurez à modifier ma formule un peu si votre choix diffère du fil Allemand.

Pour la connexion de la pointe j'aboutis un micro-anneau au bout de la pointe du corps de ligne.
J'inclus ici une table sur EXCEL pour calculer différentes options de longueur.
http://www.teazy.net/main/Flyfishing/Entries/2005/10/24_Tips_&_Tricks_for_Flyfisher_-_Faire_Son_Propre_Bas_de_Ligne_files/leader_generator.xls

Le bas de ligne même est relié a la ligne avec un noeud à Aiguille ou similaire . Vous n'aurez pas à changer cette connexion souvent en changeant votre bas de ligne. Il suffiras de rattacher la partie fuseau a la partie énergie.
Sur le site ORVIS vous y trouverez des noeuds animés pour la pêche à la mouche.
http://www.orvis.com/orvis_ assets/files/index.html

Amusez vous à fabriquer vous-même vos bas de lignes. Je trouve que c'est un peu plus facile avec un outil a noeuds Blood-Knot.

Bonne Pêche,
Thomas Züllich

26 October 2008

19- l'Aude

18- Méthode D'Analyse Pédagogique à Six Etapes

ceci est la Six Step Method d'analyse qui à été développée par Bruce Richards, Federation of Fly Fishers - Master Certified Casting Instructor et membre du Casting Board of Governors. Bruce est aussi en tête de la conception et production des lignes à mouche de Scientific Anglers.

les méthode des Six Etapes à été crée pour aider les instructeurs de lancer à mieux déceler les fautes de lancer et à mieux communiquer leurs connaissances aux élèves de façon simple et précise.
chaque pêcheur y trouveras une réponse au éventuels problèmes qu'il pourra rencontrer.

afin d'analyser la cause d'un problème pendant le lancer nous allons procéder du 'Haut vers le Bas' et ensuite pour la solution, du 'Bas vers le Haut'.

pour trouver la CAUSE du problème, la première Etape sera d'observer ce que fait la (1) LIGNE.
la seconde Etape sera de savoir ce que fait la (2) CANNE pour que la ligne agisse ainsi.
la dernière Etape de l'analyse sera de déceler ce que fait le (3 ) CORPS (en général, main-poignet-bras) qui influence négativement la canne et la ligne.

pour la SOLUTION on va s'attaquer à ces mêmes Etapes, mais à l'envers, du 'Bas vers le Haut'.
d'abord, que doit faire le (4) CORPS différemment.
en suite, la façon que ces gestes différents influenceront la (5) Canne.
et enfin, comment ceci agiras sur la (6) LIGNE pour obtenir le résultat voulu.

si il y à plusieurs erreurs dans le lancer, on focalisera sur une à la fois en choisissant en priorité celle qui nuit le plus aux autres.

voici un exemple de la procédure entre un élève et son instructeur. il s'agiras de boucles ouvertes.

CAUSE (du haut vers le bas, de la ligne au corps)

LIGNE- "tu vois la grande boucle ouverte ?"
CANNE- "te rappelles-tu qu'une grande boucle ouverte est le résultat d'un grand arc et convexe de la pointe de canne ?"
CORPS- "vois-tu comme ton poignet pli beaucoup et fait décrire un grand arc à la canne ?"

SOLUTION (du bas vers le haut, du corps à la ligne)

CORPS- "ne plis pas tant le poignet"
CANNE- "vois-tu comme la pointe de canne suit un trajet plus droit ?"
LIGNE- "regarde, ta boucle est devenu plus étroite"

pour terminer, je ne saurais exprimer l'importance de cette SIX STEP méthode et des Five Essentials pour une compréhension simple mais cependant approfondie des lancers, et ceci non pas uniquement pour les instructeurs et fous du lancer mais pour tous les pêcheurs qui désirent améliorer leurs compétences au bord de l'eau.

25 October 2008

17- l'Aude

16- Five Essentials: cinquième partie

- la Pause

il doit y avoir une Pause qui peut varier de durée entre les lancers avants et arrières, après chaque arrêt de canne.

appelé aussi 'Tempo' ou 'Timing', la Pause permet à la boucle de se déployer avant de commencer la Course dans la direction opposée.
le rythme du lancer se basera sur la Pause.

si la ligne ne se déploie pas, la canne ne chargeras pas correctement dû au Mou qui s'introduit dans la ligne.
le Mou s'installe dans le système quand on commence la Course dans la direction opposée avant que la boucle se déploie et aussi, si on à attendu trop longtemps et que la ligne à touché le sol ou l'eau.

courte ligne, courte Pause - longue ligne, longue Pause.

à longueur de ligne égale, Pause égale.

il y auras intérêt à observer visuellement la ligne pendant l'apprentissage de ce geste, du moins jusqu'à ce qu'on ait appris à reconnaître les sensations de façon tactiles et qu'on ait développé les sens innés qui sont le résultat de la répétition.

la visualisation de la ligne est très importante et s'applique bien sûr à tous les lancers et à leurs différents composants.

aussi, d'un autre côté, pourquoi se priver de la beauté de la ligne qui danse dans l'air ?

24 October 2008

15- l'Aude

couleurs d'automne - fall colors

14- Five Essentials: quatrième partie

- la Course de la Canne

un lancer de 5 m est fait avec une Course courte et un lancer de 15 m avec une Course plus longue.
ligne courte, Course courte - ligne longue, Course longue.

le poids de la ligne est distribué sur toute sa longueur.
une ligne courte pèseras peu et plieras moins la canne.
une ligne plus longue pèseras plus et plieras la canne davantage.

pour avoir une bonne formation de boucle il est impératif d'ajuster le Trajet de la Course à la charge de la canne afin d'obtenir un Trajet de pointe de canne Rectiligne pendant toutes les phases du lancer.
ceci est appelé la Course Variable.
en général, pour un lancer très long qui à le but de déployer toute la ligne voir plus, un utiliseras toute la longueur du bras y compris les rotations du poignet au lancer avant et au lancer arrière.


sur ce diagramme on pourras aussi noter que la hauteur du plan du Trajet de pointe change selon le chargement de la canne (2).
plus la canne plie, plus la distance entre la pointe et le talon se raccourci.
pour garder un Trajet de pointe Rectiligne, nous serrons obligé d'adapter nos mouvements pour compenser cette différence de longueur.

nous pourrons en déduire que l'utilisation de termes tels:
- "la course doit être entre 10h et 1h" sera uniquement valable pour l'utilisation d'une longueur de ligne fixe, chose qui est pratiquement impossible en action de pêche.

- et le mouvement de Trajet de Course décrit comme "scier une bûche" (où le coude reste sur le même plan horizontal et en dehors de l'épaule), comme c'est souvent enseigné en France, ne peut aboutir à une méthode réellement efficace, évolutive et modulable.

17 October 2008

13- l'Aude

these stay in the stream

16 October 2008

12- l'Aude

15 October 2008

11- Five Essentials: troisième partie

- Le Trajet de Ligne Rectiligne

d'abord, rappelons nous du principe qu'en toutes circonstances, le Trajet de la ligne suit le trajet de la pointe de la canne.
les termes Trajets de ligne et Trajets de pointe de canne sont interchangeables.

pour effectuer une boucle efficace le Trajet de la pointe de la canne doit être Rectiligne.
cela produit une boucle serrée et une présentation très précise de la mouche.
une boucle est considérée serré quand les jambes de canne et de mouche sont séparées approximativement de 50 cm. et dans le même plan.

une boucle serrée à l'avantage d'être plus aérodynamique car elle présente moins de surface, donc moins de résistance à l'air. aussi, elle percera le vent bien plus facilement qu'une boucle large ou à plans séparés.

les formes de boucles sont le résultat de quatre différents Trajets de la point de la canne qui peuvent se produire pendant le lancer.

- la plus efficace sera faite avec un Trajet quasi-RECTILIGNE de la pointe de canne. (pour simplifier le langage descriptif nous utilisons le terme Rectiligne mais il faut se rappeler qui si un Trajet parfaitement Rectiligne est effectué, on tape la canne avec la ligne... )

- la seconde est le résultat d'un Trajet de pointe CONVEXE. dans ce cas, la pointe décrit un Trajet ouvert vers le ciel, ouvre la boucle, augmente la résistance au vent et compromet la précision.

- la troisième est le Trajet CONCAVE. c'est l'ennemi numéro un du lanceur. la pointe de canne passe en dessous du Trajet Rectiligne en décrivant un arc vers le bas. ceci produit une boucle fermée (ou négative) produisant des noeuds au bas de ligne ou des emmêlements de la ligne. même si la ligne ne rentre pas en contact avec elle-même, une boucle fermée aura de fortes chances de compromettre le déploiement du bas de ligne et nuiras gravement à la précision.


- le quatrième est le Trajet LATERAL de la pointe de canne. dans ce cas la pointe de canne dévie du plan Rectiligne de l'axe de cible et 'Balance' à droite ou à gauche. ça donne une boucle 'Balançante' où la jambe de mouche courbe à droite ou à gauche de l'axe de la jambe de canne.


ces dessins montrent le Trajet de la pointe de canne et leurs effets sur la ligne.

a- Trajet de pointe Convexe = boucle ouverte

b, c, et d- Trajet de pointe Rectiligne = boucles serrées

e- Trajet Concave = boucle fermée

pour ce qui est du Trajet Latéral, un peut imaginer une vue d'au dessus du lanceur qui ressemble à ça- (I)
la ligne droite est le Trajet Rectiligne, les courbes sont les Trajets Latéraux.

10- l'Aude

this is the little stream that runs by my house



and this is one of the things that come out of it

12 October 2008

9- Five Essentials: deuxième partie

- l'Accélération

la fonction de la main dans le lancer est d'Accélérer la canne de manière à la faire plier, ou la charger, contre la résistance de la ligne, que ce soit au lancer arrière ou au lancer avant.

la notion d'Accélération est souvent mal comprise.
il s'agit d'imprimer à la canne un mouvement graduel qui commence lentement, puis va de plus en plus vite et une fois arrivé à la perpendiculaire de la cible, l'Accélération devient encore plus importante jusqu'à la fin du geste qui sera conclus par une Décélération nette (l'aret) de la canne afin de former la boucle.
donc, la majorité de l'Accélération se produit vers la fin de la Course.

si l'on ne tient pas compte de ce geste primordial on va se retrouver avec quelques soucis.

quelques 'images' et anecdotes de gestes similaires que j'ai partagé récemment sur un site.

- prendre un pinceau qu'on à trempé dans l'eau.
le tenir à la manière d'une canne.
lui donner une impulsion (chiquenaude ou flick en anglais) en dirigeant l'eau dans la direction voulue.

si le mouvement est fait correctement, l'eau part dans la bonne direction.
si c'est mal fait, on s'arrose un peu partout...

- la méthode enseignée dans les pubs. c'est à dire, le jeu de flechettes (darts).
si on lance bien, on gagne une bière.
si on lance mal, ça vous coûte cher très vite...

09 October 2008

8- l'Aude

for Mel

7- Remettant les Pierres

voiçi un article que j'ais traduit pour mon ami Irlandais Roy Christie, inventeur des mouches montées à l'envers et retournées.



- Remettant les pierres -

par Roy Christie
Traduit de l'Anglais par Marc Fauvet

J'ai grandi à cent mètres d'un ruisseau à truites. J'avais la vie tranquille. On m'avait appris les connaissances rudimentaires de la nature et de sa protection, j'élevais poules d'eau, canards et faisans pour leurs plumes, confectionnait mes propres mouches et les utilisait dans le ruisseau au bout du champ. Ma bibliothèque contenait les livres de Skues, Hanna, Stewart et Pritt. C'était un petit monde, plus de tracteurs que de voitures.

En été, le niveau d'eau arrivait à hauteur de bottes. Avec les copains, on s'amusait à essayer de sauter par dessus et éventuellement, en grandissant, on y parvenait. Pendant les crues, le niveau pouvait atteindre quatre mètres et inondait les champs.

Ce ruisseau draine un marais de six kilomètres ainsi qu'une douzaine de kilomètres de champs agricoles, de forets et puis quelques lacs. Le niveau monte vite, puis s'écoule lentement.

Nos mères s'inquiétait quand nous allions pêcher les crues tombantes, mais connaissant bien le terrain, nous sommes toujours revenus sains et saufs, en rapportant chacun des sacs remplis de poisson pris au vers ou à la mouche. Entre les crues la pêche était différente. Quelques copains pensaient que les truites venaient s'y réfugier avec les crues, mais où allaient -elles entre les crues ? Mystère...

Pêchant l'aval en mouche noyée, en ayant très peu de connaissances des techniques de pêche, ce mystère continua pendant plusieurs saisons. Moucherons et olives étaient partout. J'apprit qu'on pouvait passer inaperçu en restant immobile derrière les poissons. Puis nous avons appris l'approche discrète vers l'amont, à l'indienne.

Un jour, en début d'été, j'étais parti vers l'aval dans l'intention de pêcher en remontant le kilomètre et demi me séparant de mon foyer. Je m'aperçus qu'il y avait une nouvelle pelle mécanique. Jaune et brillant, le dragon était garé au fond du champ. En discutant avec Georges, qui nous payait pour l'aider à ramasser le foin et les patates, j'appris que la machine appartenait aux Services Rivières et était là pour refaire le fond du ruisseau afin de contrôler les débordements.

J'étais dévasté ! Ils allaient tuer le ruisseau.

Le travail à commencé le lundi suivant en amont du second pont. En revenant de l'école, j'ai vu par les fenêtres du bus qu'il avait déjà creusé à peu prés cent mètres et allait attaquer une face rocheuse. Les parois n'étaient plus que de la boue et le lit avait été aplati.

En rentrant chez moi, et en délaissant, du moins pour l'instant, le fusil de chasse, prit ma canne de sept pieds et demi, monta un train de trois araignées à deux pieds d'intervalle - Une Greenwell's en pointe, araignée noire sur potence puis une partridge orange en sauteuse - puis partit affronter le dragon. J'étais tellement en colère, que je ne pouvais même pas en pleurer.

Arrivant devant cette scène de dévastation et corruption je m'approcha si prés du dragon qu'il dut s'arrêter. Quelques minutes de répits pour le ruisseau. Le répit fut bref. Le conducteur me demanda si j'avais des tendances suicidaires, puis se rendit compte pourquoi j'étais là. Nous avons eu une petite discussion.

John était un pêcheur de saumons. Il à fait tout ce qu'il pouvait pour me consoler avec ce qui était pour moi, du moins à ce moment là, sa logique étrange. Son boulot était de refaire mon ruisseau sur trois kilomètres, ma maison étant au milieu de ce soit-disant canal. Le but étant d'évacuer l'eau des pluies d'hiver plus rapidement. Le chantier fini, l'inspecteur des Services Rivières déciderait si le travail était satisfaisant, et si oui, John serait rémunéré. Il m'expliqua qu'il n'était pas nécessaire d'entailler la roche pour satisfaire à l'écoulement et laisserait les cascades rocheuses tel-quel. Aussi, il suivrait le cours naturel le plus possible. En passant, il laisserait des gros tas de pierres, débris, végétation, larves et oeufs. De quoi satisfaire l'inspecteur.

John m'expliqua qu'il n'allait pas tuer les truites. La machine leur ferait peur et elles s'enfuiraient. Il m'as dit d'en attraper le plus possible en amont, puis de les remettre sous les travaux en aval. Ce fut relativement facile, puisqu'elles se cachaient toute la journée à cause du raffut et au soir elles avaient drôlement faim.

Tous les soirs, nous attrapions des grosses, jusqu'à 280 grammes, puis les transportons à l'aval où elles seraient en sécurité dans un environnement naturel. En quelques semaines, nous avons réussi à en transporter environ 300. John expliqua qu'ensuite elles reviendraient rétablir leur territoire.

En fin de compte, le conducteur du dragon était un type bien. Il à fait un travail propre. Je n'ai que récemment réalisé, plus de trente ans plus tard, qu'en m'expliquant comment refaire les pools, il avait fait de moi son complice, son lieutenant dans la restauration de ce ruisseau. Je ne l'avais pas vu de cette façon, jusqu'à présent.

En remontant, il à laissé de gros rochers le long de la berge. Il à même réussi à trouver des faces rocheuses préalablement cachées qui servirait de caches aux truites. Il à suivi l'ancien lit. Il m'as dit que le ruisseau évacuerait l'eau superflue pendant vingt ans, mais que les sédiments reviendraient. Il m'as aussi appris que afin de prolonger la vie du ruisseau, il fallait faire en sorte que le ruisseau se nettoie tout seul.

John m'as expliqué qu'une bonne rivière à truites doit se dépêcher d'aller nulle part, mis-à-part de s'écouler lentement au prochain pool. Une pincée de rochers placés judicieusement sur le lit peut effectivement diriger le courant de la façon qu'on le souhaite, par exemple, à l'entrée d'un pool ou en amont d'un virage - en plaçant un rocher vers le bord extérieur, le courant serait détourné, accéléré, oxygéné et creuserait un trou en aval derrière le rocher. Un autre rocher, placé devant le premier, empêcherait l'érosion de la rive - donc, formerait un mur. S'assurer que ces rochers peuvent supporter de grosses crues. Placer une douzaine de rochers à l'entrée du futur pool renforcerait les pools en amont et en aval. Laisser le courant faire le travail à votre place. La nature recréera son environnement. A vous de l'organiser.

L'installation des pierres et rochers doit être fait avec soin. Les rochers doivent être de taille suffisante afin d'assurer leur stabilité par fortes crues, mais pas trop large, ce qui nuirait à l'écoulement par eaux basses. Le but est de créer un lieu de pêche parfait. Les dalles mesurant à peu prés 60 cm. de longueur et 30 de hauteur sont idéales. Faites les tomber à l'eau un peu en amont et le courant vous aidera à les placer de façon permanente. Placez des marches d'où vous pourrais ensuite mieux lancer vos mouches. Prélevez judicieusement les arbres qui pourrait vous gêner.

Lors d'un calme long et plat, on doit construire la tête et la queue du pool, puis recommencer en amont. Utilisez des rochers pour alterner le courant de gauche à droite, de droite à gauche par dessus les pierres du lit. Avec le temps, la queue du pool se remplira de sédiments et la tête deviendra plus profonde. Pour moi, les proportions idéales d'un pool sont: la longueur du pool devrait correspondre à trois fois sa largeur, mais cela dépendra de la vitesse du courant. N'oubliez pas d'inclure des marches pour le confort de pêche.

En détaillant la structure du lit, vous pouvez construire les caches ou postes où se tiendront les poissons. Faites en sorte que ce soit le meilleur spot du pool, que vous pourrez l'approcher sans être vu du poisson. Il vous faut procurer aux poissons des lieux de couverture. Une solution consiste a placer de gros rochers dans l'eau près d'une berge. Cela créera une accélération du courant et formera un creux à l'aval qui offrira de l'ombre et une opportunité à la vie aquatique de se développer, qui servira de nourriture aux poissons. En alternant des flux calmes et rapides, vous favorisez le développement bio-diversitaire. Ensuite il suffit d'attendre pour que les moucherons, éphémères, sedges et autres coléoptères reviennent, étend déjà installés en amont et en aval. Ici, il est question de destruction massive de l'écosystème, non pas de pollution. Nous devons surveiller les authorités afin d'empeche ces incidents de recommencer.

Le dragon à terminé son travail. L'inspecteur était satisfait. Le ruisseau ressemblait à un canal. Je pense que cet homme n'était pas bien dans sa tête. J'imagine que John à été payé. Je ne lui ais pas demandé. Le prochain état des lieux serait dans 20 à 30 ans. C'était le moment de commencer le travail.

Mes potes pensaient que la reconstruction était une idée géniale, alors ils m'ont aidé. C'était les vacances d'été. Les copains avaient du temps libre et m'ont beaucoup aidé pendant quelques jours. Je leur suis reconnaissant. Puis quelqu'un à l'idée de construire un barrage afin d'avoir une piscine. Elle était de 60 cm de profondeur et 40 m de long. C'est devenu l'aire de jeu local et comme par magie, mes 'travailleurs' avaient disparus. Il y eut même quelques belles truites qui s'y aventuraient, plus difficiles à tenter sur le calme. J'appris à pêcher fin.

J'estime qu'il aura fallu deux bonnes années de labeurs durs, des centaines de brouettes remplies d'herbe, des tracteurs empruntés pour déplacer les rochers, d'experimentations avec les courants, de jeans usés et trempés, pour que le ruisseau se stabilise.

Le ruisseau s'est servi de la générosité de la nature. Les crues d'hiver ont néttoyé le lit et le limon s'est installé. Les herbes repoussaient, leurs systèmes racinaires retenaient les berges. Les insectes étaient en grand nombre sur l'eau et dans l'air, et au début de l'hiver les frayères étaient si nombreuses, que l'on aurait pensé qu'un troupeau de vaches était passé. Les oiseaux plongeurs étaient les premiers à revenir. J'y ai même vu un martin-pêcheur. Les plus belles truites pesaient aproximativement 450 grammes. Je pense que la moyenne du cheptel à doublé en poids, et elles ont addopté un teint plus argenté, phénomene que j'attribus au regain de lumière sur les berges.

Un jour, suite à une averse qui à duré plusieurs jours, nous sommes allés pêcher. Mes copains pensaient que le ruisseau était perdu. En quelques heurres, nous avons capturé à peu-prés 90 poissons pendant la décrue, ne gardant que quelques-unes pour les mémés qui les aimaient tand pour leur souper.

Un soir d'été, aprés en avoir relaché une vinghtaine, j'ais approché un joli petit calme prés de l'école. J'utilisé une nymphe oreil de lièvre/fil de cuivre taille 16 dans le style que nous à apris le grand Sawyer. En remontant, j'attrapais celles qui étaient en amont et les fesaient glisser dans le pool en aval. J'ais réussi à prendre 12 truites qui pesaient environ 280 grammes avant la fin des gobages à une heure du matin. Le lendemain, je suis revenu en emportant cette fois-çi mes lunettes polarisantes et dans un quart d'heurre ai reussi à en compter treize. MINCE. J'en avais loupé une. Quand j'y repense, éffectivement, j'en avais 'piqué' une à la fin! Ce pool mesurait à peu-prés sept mètres de long et par eau basse, était d'un mètre cinquante pour soixante cm en tête, et les rebords étaient remplis d'algues et de sédiment.

Maintenant, presque quarante ans aprés la reconstruction, il continu à monter rapidement, redéscend un peu plus vite qu'avant, déssèche les marais et draine les lacs tout en se gardant propre.

Je pourais continuer pendant l'éternité à parler de ce petit ruisseau qui méandre vers la rivière puis la mer, mais plutôt, je vous invite à aller jeter une pierre dans votre ruisseau secret.

Avant de nous quitter, je vous prierais de partager avec moi une pensée pour John Shaw, défunt depuis quelques années déja, et qui, grâce à sa connaissance et à son amour pour la nature qu'il m'as transmis, me permetras de transmettre moi aussi à mon tour ces connaissances aux générations futures.

le ruisseau dans une partie ouverte, vu du pont.
très petit et très jolie.

6- the 'Dunkeld Dive'

it's been a while, so here's some scottish cheese with a 12 wt...


5- Five Essentials: première partie

avant de rentrer dans des notions de lancer un peu plus complèxes comme les lancers de présentation à éffets, le Spey ou d'autres méthodes spécifiques, pour le moment explorons les Cinq Règles du lancer de base qui nous permettent de contrôler le lancer et donc la présentation de la mouche.
ces Cinq Règles sont les éléments de base de tous les lancers et s'appliquent au lanceurs de tous niveaux.
les lancers à éffets seront des déviations de ces Cinq Règles où un ou plusieurs éléments serront contournés et adaptés selon le résultat voulu.
la connaissance de ces Cinq éléments permet aussi de décèler une faute et de la corriger.
le fait de dégrouper les éléments nous permettras de mieux les assimiler.
vous remarquerez que les éléments sont interconnectés, d'où la répétition de certaines descriptions.


un premier extrait des Five Essentials de Bill Gammel, Federation of Fly Fishers-Master Certified Casting Instructor et membre du FFF-Casting Board of Governors.

- le Mou

"L'élimination du Mou dans la ligne est la méthode la plus éfficace de lancer éfficacement."

avoir du Mou dans la ligne nous empeche d'avoir la tension nécéssaire pour la contrôler.

il as plusieurs effets néfastes:
si on commence le lancer avec du Mou, une grande partie du geste sera réduit à ratrapper ce Mou et auras pour effet de racourçir la course éffective de la canne. ceçi résulte presque toujours en un geste saccadé ou abrupte et une Accélèration à l'envers (c'est à dire; plutôt qu'un geste à Accéleration douce, une Accélèration abrupte au départ qui fini par un rallentissement), et un Trajet de pointe de canne Concave qui donne une boucle négative (ou fermée) au lancer arrière.
pas génial.

pour les mêmes raisons citées ci-dessus, le Mou empêche de charger correctement la canne.
quoi qu'l soit tout à fait possible de lancer correctement sans 'charger' une canne (on peut le faire sans ligne puisque charger une canne signifi de la plier), la plûpart des lanceurs ressentent la nécéssité de sentir le poids de la ligne dans la main qui lance.

la solution première et la plus simple est de commencer chaque lancer avec tout en ligne, avec la pointe de canne le plus bas possible ou même en éffleurant l'eau.
tout doit être tendu et en ligne droite entre la pointe de la canne et la mouche.
la canne commençera seulement à se charger que quand la mouche commençera à bouger.
en faisant ceci on remarquera une amélioration immédiate de la boucle au lancer arrière.
ceci est très important si l'on considère que c'est la qualité du lancer arrière qui conditionne la qualité du lancer avant.
une symétrie entre les deux doit être respecté à tous moments.

le Mou peut aussi se retrouver pendant le lancer. un geste trop court (Course de canne inadaptée à la quantitée de ligne utilisée ou au rythme de lancer) ou une mauvaise synchronisation entre lancers avants et arrières donneront le résultat que l'on peut voir sur la photo çi dessous - post 3.

comme quoi dans le lancer mouche, que l'on soit femme ou homme, il vaut mieux penser de façon virile et garder tout bien droit et tendu... !

08 October 2008

4- l'Aude

this one's for Aitor

3- à quoi ça sert ?

souvent, quand je dis à quelqu'un, même et surtout aux moucheurs que je connais ou que je rencontre en France que je suis devenu instructeur de lancer, on me demande 'à quoi ça sert ?' ou l'on me réplique 'pas besoin, on apprend en pêchant'.

je pense que c'est toujours intéressant d'entendre les opinions et commentaires des autres. nous avons tous les mêmes besoins de base mais notre façon personelle d'approcher un sujet est ce qui nous rend unique vis-à-vis des autres.

de toutes façons, il y à toujours quelque chose à apprendre des autres, que l'on soit d'accord avec eux ou pas.

je suis toujours un peu déçu et attristé que parmi tous les sujets que comporte la pêche à la mouche dans toutes ses formes, dans la grande majorité, le lancer ou plutôt les lancers passent en dernier plan, quand on prend même le temps d'aborder le sujet. bizarre.

alors pour en revenir à l'apprentissage du lancer, je ne peux que convenir avec mes collègues.
mieux lancer permet de mieux pêcher. c'est aussi simple que ça. et surtout, c'est plus amusant...

en effet le lancer mouche diffère à toute autre méthode de pêche par le fait que c'est la ligne qui conduit le leurre et non l'inverse.
le lancer mouche comporte des mouvements que nous ne faisons pas dans la vie courante. certes, certains mouvements se rapprocheront à des gestes de lancer tels; lancer une balle ou une flêchette, le javelot ou tout simplement de chasser l'eau d'un pinçeau ou d'écraser une vraie mouche avec une tapette...
à ma connaissance, il n'y à aucune autre activité où l'on lance quelque chose derrièrre soi.

quand on part du principe que c'est le corps qui actionne la canne - qui actionne la ligne - qui conduit la mouche - on peut façillement conclure qu'un certain apprentissage et quelques notions de base ferront qu'on aurras plus de réussite et de plaisir au bord de l'eau. c'est quand même un peu frustrant d'être toujours en train de défaire des noeuds, de s'accrocher aux branches ou de ne pas parvenir à plaçer sa mouche dans l'endroit souhaité pour inciter le poisson à prendre la petite touffe de plumes et de poils qu'on vénère tand.
rien ne sert d'avoir la plus belle mouche si on ne peux pas la présenter correctement au poisson selon les besoins du moment et les conditions actuelles.

j'espère qu'au fur et à mesure de ces pages et articles que quelques-uns de vous qui n'ont pas encore été mordu par la 'lancinitte' trouveront le désir d'approfondir leurs connaissances.
faisons en sorte que les idées et comentaires ne sont pas à sens unique.
joignez vos commentaires et questions. on peut tous apprendre les uns des autres.

voiçi un petit exemple d'un lancé qui est mal parti. le lançeur n'as pas respecté plusieures règles fondamentales qui sont entres autres, de garder une tension constante de la ligne et d'assurer un bon tempo entre le lancer avant et arrière. la ligne va tomber dans un gros paquet incontrollé. le lanceur voulait faire un lancé simple à posé de ligne tendue.
il y à d'autres erreurs. pouvez vous les nommer ?

04 October 2008

2- lookin' pretty



to me, a really important part of the whole flyrodding experience is the visual aesthetics encountered throughout.
whether it be the drive, a fly, the kingfisher darting by, the line in the air or rocks in the water. it's all good.
sometimes it's hard to stay focused on the fishing and a few hook-ups become non-hook-ups because my eyes stray away...
good thing the fish are only secondary in the overall experience.
sometimes they're even last.

theses stones were found in my local playground, the Aude river near Alet while taking a break and eating some cheese.

by the way, this reminds me of how important it is to have eye protection at all times when casting.


it would be a shame to miss out on all the pretty things around us.